Primauté de l'objectif sanitaire dans la leçon

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La leçon de gymnastique rend-elle aussi lisible les préoccupations sanitaires que le font les IO? Au début des années 1945, c'est certainement le cas. Les élèves sont divisés en différents groupes de niveaux à partir d'un diagnostique du médecin scolaire. Ils sont répartis en quatre groupes: groupe 1 en très bonne santé, groupe 2 avec les élèves moyens, groupe 3 et 4 ayant besoin d'une gymnastique corrective. C'est à partir de ces groupes que le maître de gymnastique dispense sa leçon. Pour les premiers groupes ce sera de la gymnastique de maintien et de la gymnastique fonctionnelle pour les derniers ce sera essentiellement de la gymnastique de maintien voire de la gymnastique corrective. La leçon est en trois parties: une mise en train, la leçon proprement dite et le retour au calme. Elle est progressive et elle est en accord avec les principes de physiologie dictés par la médecine (échauffement, dosage, contrôle...). Lors de la leçon, le maître donne des ordres et les élèves s'exécutent. Cet façon de procéder permet d'avoir un contrôle permanent sur les mouvement des écoliers et au besoin les corrigés. Notons qu'elle s'apparente à la relation qu'à un médecin avec son patient. Il demande de fléchir tel ou tel membre et le patient s’exécute. Cela va perduré jusque dans les années 1950 où la gymnastique néo-suédoise de Pierre Seurin continue ce modèle frontal.

Dissertation / Partie / Argument